Les propriétaires non-résidents détenant un bien en location meublée en France sont directement concernés par un changement introduit par la loi de finances 2026. La réforme modifie en profondeur les règles de qualification entre LMNP et LMP, et corrige une anomalie qui pénalisait mécaniquement de nombreux expatriés.
Une réforme centrée sur la qualification LMNP / LMP
Jusqu’à présent, les non-résidents étaient souvent pénalisés par une lecture strictement française de leurs revenus : seuls les revenus imposables en France étaient pris en compte pour déterminer le caractère « professionnel » de l’activité de location meublée. Résultat, certains expatriés basculaient mécaniquement en LMP, même lorsque leurs revenus à l’étranger étaient élevés. La loi de finances 2026 corrige cette anomalie : l’administration intègre désormais également les revenus perçus à l’étranger, dès lors qu’ils sont soumis à un impôt équivalent à l’impôt sur le revenu français.
Moins de LMP « subi »
Cette évolution change radicalement la donne. De nombreux non-résidents auparavant considérés comme loueurs en meublé professionnels devraient désormais rester en LMNP. L’objectif est de rétablir une cohérence entre résidents et non-résidents, en appréciant la situation globale du contribuable plutôt que ses seuls revenus français. Ce reclassement vers le LMNP est généralement favorable :
- Absence de cotisations sociales professionnelles dans la majorité des cas
- Fiscalité plus lisible et plus stable
Une nouvelle exigence : justifier ses revenus étrangers
En contrepartie, les non-résidents devront être en mesure de documenter leurs revenus étrangers :
- Avis d’imposition dans le pays de résidence
- Justificatifs de revenus
- Preuve d’une imposition équivalente à l’impôt sur le revenu français
Cette dimension déclarative devient essentielle en cas de contrôle fiscal. À noter également : le régime d’exonération des plus-values peut, selon les cas, se montrer plus favorable en LMP. L’arbitrage entre LMNP et LMP dépend donc réellement de la stratégie de long terme envisagée, et mérite d’être posé au cas par cas.
Pour aller plus loin : le détail des abattements pour durée de détention, la réintégration des amortissements dans la loi de finances 2026.





